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Quelles mesures ont-elles déjà été prises?

La collaboration des pays du Bassin du Congo en matière de préervation des forêts n’est pas une nouveauté.

En 1988, des discussions au Gabon, donnaient naissance au programme ECOFAC (Ecosystèmes Forestiers d’Afrique Centrale), lancé dans six pays concentrés sur la gestion des zones protégées. En 1996, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) organisait une réunion de haut niveau – la Conférence sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC) - pour rehausser le profil politique des efforts de conservation de la forêt et promouvoir la collaboration régionale.

En 1999, le Gouvernement du Cameroun et le WWF (Fonds mondial pour la nature) organisaient un sommet des Chefs d’état de la région, qui aboutissait à la Déclaration de Yaoundé sur les forêts du Bassin du Congo qui elle-même allait donner naissance à la COMIFAC (Conférence des Ministres en charge des Forêts d’Afrique Centrale) trois ans plus tard. La première réunion de la COMIFAC s’est déroulée à Yaoundé, en décembre 2000. Les Ministres ont ratifié la mise en œuvre de son outil de travail principal supervisé par le Secrétariat, nommément le Plan de Convergence de la COMIFAC. Le Plan se divise en dix Axes stratégiques (voir tableau). La COMIFAC sert également d’abri institutionnel à plusieurs organismes collaboratifs régionaux spécialisés.

Le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC) a été créé en 2002, à l’occasion du Sommet mondial pour le développement durable. Depuis, ce partenariat – fédération peu structurée de donateurs, d’Agences publiques responsables de l’exploitation forestière dans le Bassin du Congo, d’ONG internationales et nationales et d’institutions de recherche – a gagné en pouvoir et en complexité. Son but est simple : améliorer la collaboration des participants aux efforts communs visant à aboutir à l’amélioration de la gestion et de la conservation de la forêt tropicale du Bassin du Congo. Il a également lancé la publication intitulée The State of the Forest 2006 (L’état de la forêt), exercice qu’il envisage de répéter tous les deux ans.

Le secteur forestier d’Afrique centrale a obtenu un soutien considérable de la part de la communauté des donateurs, premièrement par le biais du processus Tropical Forest Action Plan (Plan d’action pour la forêt tropicale) démarré au milieu des années 1980, suivi d’une série de Forest-Environment Sector Programmes (Programmes sectoriels pour l’environnement forestier), démarrée à la fin des années 1990 sous l’égide générale de la Banque mondiale. Ces programmes ont donné naissance aux Codes de la forêt, révisés dans la plupart des pays du Bassin du Congo ces dernières années. Un grand nombre d’autres donateurs, organisations et ONG internationales participent également à la conservation et à la gestion des forêts du Bassin du Congo – c’est notamment le cas de l’Allemagne, de la France, des Pays-Bas, de la Belgique, du Canada, des USA, de l’UE, du GEF (Fonds pour l’environnement mondial), de l’OIBT (Organisation Internationale des Bois Tropicaux) et d’agences des Nations Unies.

Axes stratégiques du Plan de Convergence de la COMIFAC

  1. Harmonisation des politiques forestières et fiscales
  2. Connaissance des ressources
    • Inventaire des ressources forestières (ligneux, non ligneux, plantes médicinales et espèces sauvages)
    • Consolidation et / ou mise en place d’observatoires nationaux et régionaux
  3. Gestion des écosystèmes et du repeuplement
  4. Conservation de la biodiversité
  5. Exploitation durable des ressources forestières
  6. Développement d’autres activités et lutte contre la pauvreté
    • Solutions de substitution au braconnage
    • Micro-projets générateurs de revenus pour la population locale
  7. Renforcement des capacités, participation des parties prenantes, information, formation
  8. Développement de recherches
  9. Développement de mécanismes de financement
    • Fonds sylvicoles nationaux
    • Mécanismes de financement innovants (taxe de conversion des zones, % revenant à la COMIFAC, dette-nature, etc)
    • Mécanismes de soulagement de la dette
    • Financement bi et multilatéral
  10. Coopération et partenariats régionaux

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